Covid-19 : le gouvernement envisage de nouvelles restrictions locales pour faire face à la « quatrième vague » – Le Monde

« Nous sommes entrés dans une quatrième vague du virus. » Lundi soir, à l’issue du conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, a adopté un ton alarmiste pour décrire la forte reprise épidémique qui frappe la France, sous l’effet du variant Delta qui représente désormais « 80 % des contaminations ». Avec à la clé une « explosion des cas » et des hospitalisations reparties à la hausse. La vague épidémique peut « monter très vite et elle peut monter très haut », a-t-il prévenu.
Autour d’Emmanuel Macron, l’inquiétude est réelle face à une hausse du taux d’incidence, jugée « stratosphérique », lundi, par le porte-parole du gouvernement. Au point que la possibilité de devoir remettre en place des restrictions territoriales pour limiter la propagation du virus, comme cela a pu être le cas lors des précédentes vagues, est sérieusement envisagée au sommet de l’Etat. « Rien n’est exclu », indique l’entourage de M. Macron, en soulignant que « la dynamique de l’épidémie n’est pas bonne ». « Par définition tout est possible », abonde Matignon.
Selon nos informations, le sujet sera sur la table du conseil de défense sanitaire, qui doit se tenir mercredi 21 juillet, à l’Elysée, autour du chef de l’Etat. A l’issue de cette réunion, le premier ministre, Jean Castex, s’exprimera à 13 heures, sur TF1, afin d’en présenter les principaux arbitrages.
« Des mesures adaptées aux territoires »
Différentes options sont envisagées. Selon plusieurs sources, la possibilité de réinstaurer l’obligation du port du masque en extérieur ou la fermeture des restaurants et bars à partir de 23 heures, comme cela a été décidé vendredi dans les Pyrénées-Orientales, est envisagée dans les départements où le virus flambe. Mais pas seulement. Le retour de mesures de couvre-feu, au niveau local, fait également partie des pistes à l’étude. « C’est une possibilité, ça n’est pas exclu », a estimé le secrétaire d’Etat aux affaires européennes, Clément Beaune, lundi, sur BFM-TV/RMC.
Lors de son allocution, le 12 juillet, en plus d’annoncer l’extension du passe sanitaire et l’obligation vaccinale des soignants, Emmanuel Macron avait fixé la règle à suivre. « Dans les départements qui dépasseraient un taux d’incidence de 200 et verraient leurs hospitalisations augmenter, des mesures de freinage pourront être prises par nos préfets », avait-il averti. Ce fut le cas des Pyrénées-Orientales, où la situation s’est dégradée en quelques jours, ou encore en Haute-Corse. Après une flambée épidémique, les autorités ont annoncé le 13 juillet la fermeture des bars et restaurants à 23 heures, tout en respectant une jauge limitée à 50 % en intérieur et en extérieur.
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