Covid-19. Le Japon fait face à une septième vague d’une ampleur inattendue – Ouest-France

C’est l’Organisation mondiale de la santé qui le dit. Avec 220 000 cas positifs en moyenne par jour, aucun autre pays n’est actuellement aussi touché dans le monde par le coronavirus que le Japon. Inattendu tant l’archipel avait jusqu’ici plutôt bien résisté au Covid-19 avec 32 000 décès pour 125 millions d’habitants.
Selon les épidémiologistes, la situation n’est pas près de s’améliorer. Le pic pourrait intervenir le 6 août en attendant les traditionnels départs du « Bon » (période des vacances d’été) voyant des millions de Japonais rentrer dans leurs régions d’origine à la mi-août.
Les moins de 30 ans plus touchés
Alors que le port du masque et les mesures d’hygiène restent particulièrement respectés, le variant BA.5, particulièrement contagieux, profite d’un relâchement des comportements, notamment chez les moins de 30 ans, qui sont les plus touchés.
Et pour cause : deux jeunes sur trois n’ont pas voulu de la dose de rappel et 80 % des parents d’enfants âgés de moins de 12 ans ont refusé de les faire vacciner.
Les hôpitaux en difficulté
Les conséquences de cette 7e vague se font déjà sentir au niveau économique : trains annulés par la compagnie ferroviaire JR Kyushu, chaînes de montage stoppées chez Toyota, bureaux de poste fermés.
Les hôpitaux, confrontés aux victimes des coups de chaleur, ont également des difficultés à accueillir les malades du Covid. Le taux d’occupation des lits dépasse 50 % dans 20 des 47 départements du pays.
Vaccination et autotests
S’il n’envisage pas de mesures d’urgence, le gouvernement a autorisé vendredi 29 juillet les départements à prendre des mesures adaptées à leur situation sanitaire : demandes de recours au télétravail, limitation des ouvertures des bars et restaurants…
Certains ont aussi rouvert des centres de vaccinations, notamment pour faciliter l’accès à la quatrième dose pour les professionnels de santé, les personnes âgées et celles souffrant de comorbidités.
Enfin, les autorités ont promis de mettre à disposition gratuitement 12 millions de kits de test antigénique, dans les pharmacies pour faciliter la détection du virus. Mais les fabricants d’autotests peinent à suivre avec souvent plusieurs semaines de délais pour honorer les commandes.