COVID-19 : un révélateur des inégalités sociales et territoriales – Vie publique.fr

Au-delà du facteur lié à l’âge, certaines pathologies aggravent les symptômes liés au COVID-19 (obésité, hypertension artérielle, diabète…). En 2017, 15% de la population française est prise en charge pour au moins un de ces facteurs de risque, soit 9,9 millions de personnes. Ce chiffre grimpe à 26% si l’on prend en compte l’âge (65 ans ou plus).

Ces pathologies identifiées comme des comorbidités aggravantes sont inégalement réparties sur le territoire. Les Hauts-de-France, la Normandie, le Grand-Est, la Réunion ainsi que la Corse sont les régions dont la population de 45-65 ans est plus susceptible de développer une forme grave du coronavirus.

Ces comorbidités affectent davantage les populations précaires. Dans les communes les plus défavorisées, la part des résidents pris en charge pour une pathologie aggravante est de 16%, alors qu’elle n’est que de 13% dans les communes les plus favorisées.

De même, les personnes avec de faibles ressources, bénéficiaires de la Couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C), présentent un risque plus élevé de forme grave du coronavirus que le reste de la population.

À ces inégalités de santé s’ajoutent celles du confinement : conditions de logement difficiles, isolement et coupure de l’accompagnement social pour les personnes vulnérables, accès plus compliqué aux soins, au numérique et à la réussite éducative…

Source

Share your thoughts