L’épidémie de Covid-19 a fait officiellement plus de 40 000 morts en France – Le Monde

C’est un nouveau pic franchi dans l’épidémie de Covid-19. Selon le dernier bilan diffusé samedi 7 novembre par la direction générale de la santé (DSG), 40 169 personnes sont mortes en France des suites de la maladie depuis le début de l’épidémie, en mars.
D’après ces données, 306 décès supplémentaires ont été recensés dans les hôpitaux ces dernières vingt-quatre heures.
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Le décompte quotidien des cas positifs n’était en revanche pas disponible, alors que plus de 60 000 contaminations avaient été enregistrées vendredi, traduisant une accélération brutale de l’épidémie. Ces données sont incomplètes depuis plusieurs jours en raison d’un embouteillage informatique qui gêne la remontée des résultats de tests. Des chiffres corrigés seront communiqués lundi, a précisé samedi Santé publique France sur son site.
« 60 000 [cas] positifs par jour, c’est un niveau catastrophique, c’est énorme », a insisté Karine Lacombe, chef du service des maladies infectieuses de l’hôpital Saint-Antoine, samedi matin sur France Inter. Dès jeudi, le directeur général de la santé, Jérôme Salomon, avait jugé impératif de « freiner la propagation du virus vite et fort ».
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La pression s’accroît sur les services de réanimation
De fait, la pression s’accroît mécaniquement sur les services de réanimation, qui comptaient samedi 4 410 patients, contre 3 721 au début de la semaine. La capacité totale d’accueil a été portée de 5 000 à 6 400 lits, avec un objectif à 7 500, qui pourrait encore être relevé à 10 500.
Cette pression se traduit par les premiers transferts de patients entre régions françaises, et, en fin de semaine, des malades ont été évacués de la région Grand-Est vers l’Allemagne.
En visite auprès des soignants dans la Loire, département où la situation sanitaire est la plus dégradée de France, le premier ministre Jean Castex a répété samedi que « la meilleure chose est d’éviter que des malades arrivent à l’hôpital, plutôt qu’ils en soient évacués. Et pour ça, il n’y a pas d’autre solution que de respecter strictement le confinement et les gestes barrières ».
Un message qu’il a également martelé dans un entretien aux quotidiens régionaux du groupe Ebra, samedi, déplorant au passage « une résistance de la part de gens qui veulent se rendre à leur travail et de certaines entreprises qui ne jouent pas le jeu ».
« La situation est très préoccupante », face à une seconde vague « très violente », a réaffirmé de son côté le ministre de la santé, Olivier Véran, devant les députés, qui ont validé samedi dans un vote ultime la prolongation de l’état d’urgence sanitaire.
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Pas de nouvelles restrictions globales
Pour autant, le gouvernement s’est retenu d’imposer de nouvelles restrictions globales. Le ministre de la santé a notamment exclu, vendredi, l’idée d’imposer un confinement aux plus vulnérables, notamment les personnes âgées. Le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, a également déclaré, dimanche, qu’il n’était « pas question » de prendre cette mesure, qui serait « éthiquement compliquée ».
Pour s’assurer que les Français confinés ne manqueront pas de nourriture, l’exécutif a autorisé samedi exceptionnellement les poids lourds de plus de 7,5 tonnes transportant des denrées alimentaires à circuler dimanche jusqu’à midi. Une dérogation qui sera étendue aux déménageurs et aux transporteurs de colis pour le 11 novembre.
Et face aux demandes insistantes dans la communauté médicale de fermeture des lycées et des collèges, et à la colère dans les établissements scolaires face à un protocole sanitaire jugé insuffisant, le ministre de l’éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, a encouragé les cours à distance pour les lycéens, tout en conservant un minimum de 50 % en classe.
Enfin, à Paris, pour limiter les concentrations de personnes, la livraison et la vente à emporter par les restaurants et bars, ainsi que la vente et la consommation d’alcool sur la voie publique sont interdites depuis vendredi entre 22 heures et 6 heures du matin.
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L’interdiction du « Black Friday » demandée
Quatre fédérations de magasins de centre-ville et centres commerciaux (la Confédération des commerçants de France, la Fédération française des associations de commerçants, la Fédération nationale des centres-villes « Vitrines de France » et le Conseil national des centres commerciaux) ont demandé au gouvernement de restreindre les ventes en ligne « aux seuls produits de première nécessité » et d’interdire le « Black Friday 2020 », dans une tribune publiée dans le Journal du dimanche.
Dans cette tribune les rassemblant de manière « inédite », les organisations s’accordent à dire que la fermeture des commerces dits « non essentiels » avantage dangereusement les plates-formes de commerce en ligne déjà régulièrement accusées de concurrence déloyale, comme Amazon et Alibaba. Elles demandent de pouvoir rouvrir les commerces « non essentiels » dès le 12 novembre.
Elles appellent aussi à « la fin de l’iniquité structurelle existante entre la communauté des commerçants français et les marchands 100 % Web », notamment sur les plans de la fiscalité et de l’aménagement du territoire, avec l’« instauration d’un moratoire sur tous nouveaux projets d’entrepôts ».
Le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, prévient, de son côté, qu’une réouverture « ne pourra (…) s’envisager qu’avec de nouvelles règles sanitaires », dans une interview donnée au même hebdomadaire. Il donne en exemples un possible relèvement de la jauge d’accueil, « aujourd’hui de 4 mètres carrés par client », ou un accès aux commerces sur rendez-vous.
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Une septaine pour les arrivants à Saint-Pierre-et-Miquelon
Le préfet de Saint-Pierre-et-Miquelon a annoncé l’instauration de mesures de quarantaine obligatoire de sept jours pour tous les voyageurs arrivant sur le territoire par avion (uniquement accessible via Montréal). La « septaine » sera contrôlée avant que les voyageurs puissent passer un test PCR à l’issue de cette période.
Certaines dérogations seront toutefois accordées pour des missions pouvant être considérées comme « essentielles à la bonne marche du territoire », selon le préfet Thierry Devimeux.
Cette mesure était très attendue localement par les élus et sa population alors que l’archipel enregistrait ce samedi son deuxième cas de coronavirus en quarante-huit heures. Depuis le début de la crise sanitaire, seul 14 personnes ont été diagnostiquées positives au Covid-19, et aucun décès n’a été enregistré.
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