Covid-19 : le laboratoire britannique AstraZeneca annonce 70 % d’efficacité de son vaccin – Le Monde

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La pandémie due au nouveau coronavirus a fait au moins 1,38 million de morts dans le monde depuis que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé l’apparition de la maladie en Chine à la fin de 2019, selon un bilan établi par l’Agence France-Presse (AFP) à partir de sources officielles, lundi 23 novembre. Plus de 58,6 millions de cas d’infection ont été officiellement diagnostiqués depuis le début de l’épidémie, dont au moins 37 millions sont aujourd’hui considérés comme guéris.

Confrontées à de nouvelles restrictions à travers le monde, les populations se raccrochent à l’espoir d’une distribution rapide des premiers vaccins contre le Covid-19. Pour l’heure, les laboratoires rivalisent d’annonces, qu’il s’agisse de l’alliance Pfizer-BioNTech ou de la société américaine Moderna, des expérimentations massives en Chine ou des recherches en Russie. Lundi, le laboratoire britannique AstraZeneca a annoncé que son candidat-vaccin, développé en collaboration avec l’université d’Oxford, affichait une efficacité de 70 % en moyenne.

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  • Le vaccin AstraZeneca-université d’Oxford efficace à 70 %

Le vaccin contre le Covid-19 développé par AstraZeneca et l’université d’Oxford est efficace à 70 % en moyenne, voire à 90 % dans certains cas, ce qui le placerait au même niveau que ceux de Pfizer-BioNTech ou Moderna. Il s’agit de résultats intermédiaires des essais cliniques à grande échelle réalisés au Royaume-Uni et au Brésil, précise AstraZeneca dans un communiqué publié lundi.

Dans le détail, l’efficacité s’élève à 90 % pour un premier échantillon de personnes qui ont reçu une demi-dose, puis une dose un mois plus tard. Elle descend à 62 % pour un autre groupe qui a reçu deux doses en tout avec un mois d’écart. Le groupe pharmaceutique ne donne pas davantage de détails pour expliquer cet écart dans l’efficacité.

Avec une efficacité de 70 % en moyenne, il semble, pour l’heure, moins probant que celui de Pfizer-BioNTech ou de Moderna, dont l’efficacité dépasse 90 %. Mais il a l’avantage d’utiliser une technologie plus traditionnelle que ces deux concurrents, ce qui le rend moins coûteux et plus facile à stocker, puisqu’il n’a pas besoin d’être conservé à très basse température.

AstraZeneca estime dans le communiqué que son vaccin est « hautement efficace » pour prévenir la maladie, notant qu’aucun participant aux essais n’a développé de formes sévères ou n’a dû être hospitalisé. Les résultats préliminaires portent sur des essais sur plus de 20 000 personnes, dont 131 ont contracté la maladie. Le laboratoire précise qu’il va soumettre très rapidement ses résultats aux autorités afin d’obtenir une première autorisation de mise sur le marché. Le groupe dit avancer rapidement dans la fabrication prévue de trois milliards de doses, qui seront disponibles en 2021.

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  • L’Agence européenne des médicaments pourrait autoriser un vaccin d’ici la fin de l’année

L’Agence européenne des médicaments (ou EMA, pour European Medicines Agency, en anglais) a déclaré lundi à l’AFP qu’elle pourrait approuver les premiers vaccins contre le Covid-19 « vers la fin de cette année ou le début de l’année prochaine ». Basé à Amsterdam, cet organisme a pour mission d’autoriser et de contrôler les médicaments dans l’Union européenne. Le feu vert final, donné par la Commission européenne, permet à des laboratoires de commercialiser leur médicament dans toute l’UE.

L’EMA a mis sur pied une procédure accélérée, qui lui permet d’examiner les données de sécurité et d’efficacité des vaccins au fur et à mesure de leur parution, avant même qu’une demande formelle d’autorisation soit déposée par le fabricant. L’université d’Oxford-AstraZeneca, Pfizer-BioNTech et Moderna sont les trois projets de vaccin soumis à cet « examen continu ».

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  • Campagne massive de vaccinations prévue pour décembre aux Etats-Unis

Aux Etats-Unis, de loin le pays du monde le plus durement touché par l’épidémie, les autorités espèrent lancer avant la mi-décembre une campagne massive de vaccinations dans l’espoir de parvenir au printemps à l’immunité collective. Cette campagne sera initiée sitôt les premiers vaccins approuvés par l’Agence américaine des médicaments (FDA), a déclaré, dimanche, Moncef Slaoui, un haut responsable de l’opération gouvernementale pour les vaccins. « Notre plan est de pouvoir transporter les vaccins vers les sites d’immunisation dans les vingt-quatre heures suivant l’approbation, donc je m’attends à ce que ce soit peut-être au deuxième jour après l’approbation, le 11 ou le 12 décembre », a-t-il déclaré sur CNN.

Dix mois seulement après le séquençage du nouveau coronavirus, le groupe pharmaceutique américain Pfizer et son partenaire allemand BioNTech ont demandé vendredi à la FDA d’autoriser leur vaccin contre le Covid-19. La FDA réunira son comité consultatif sur les vaccins le 10 décembre pour étudier cette requête. Le gouvernement américain prévoit déjà de vacciner 20 millions de personnes à risque en décembre, puis de 25 millions à 30 millions par mois.

  • Confinement pour Toronto, la plus grande ville du Canada

Dans les rues de Toronto, dimanche 22 novembre, à la veille d’un confinement de vingt-huit jours.

Toronto et une grande partie de sa banlieue sont soumis, à partir de lundi, à un confinement pour au moins vingt-huit jours. Tout rassemblement privé intérieur est, désormais, interdit sous peine d’amende. Les commerces non essentiels sont fermés et les restaurants ne peuvent pratiquer que la vente à emporter ou les livraisons à domicile. Les offices religieux, les funérailles et les mariages sont limités à dix personnes. Mais les écoles restent ouvertes dans la plus grande ville du Canada.

« La situation est extrêmement sérieuse », a justifié, dimanche, le premier ministre de la province de l’Ontario, Doug Ford. « Nous ne pouvons risquer de voir nos hôpitaux débordés », a-t-il ajouté, alors que la province la plus peuplée du Canada vient de recenser plus de 100 000 contaminations et que l’épidémie a fait plus de 11 000 morts dans le pays. Le premier ministre, Justin Trudeau, avait exhorté ses concitoyens, vendredi, à « ne pas se rassembler avec des amis, ne pas fêter des anniversaires, rester virtuel, rester à la maison le plus possible ».

  • Premiers assouplissements en Catalogne

Dans la région espagnole de Catalogne, les bars, les restaurants et les cinémas rouvrent lundi, avec des capacités d’accueil limitées

En Europe, les confinements et autres restrictions imposés à la population dans de nombreux pays pour faire face à la deuxième vague épidémique commencent à porter leurs fruits. Ainsi en Espagne, 400 cas de Covid-19 pour 100 000 habitants sont enregistrés en moyenne depuis quatorze jours, contre 530 cas au début du mois, a fait valoir le premier ministre, Pedro Sanchez. « La stratégie donne des résultats », a-t-il dit, en ajoutant que l’Espagne avait réussi à obtenir une réduction des cas sans imposer un deuxième confinement.

Dans la région espagnole de Catalogne, les bars, les restaurants et les cinémas rouvrent lundi, avec des capacités d’accueil limitées. Mais le couvre-feu et le bouclage partiel de la région restent en vigueur. Cette dernière mesure interdit à quiconque l’entrée en Catalogne ou la sortie de la région sans motif justifié.

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Le Monde avec AFP

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