Covid-19 en France : les contrôles vont être renforcés pour faire respecter les nouvelles restrictions – Le Monde

En France, la situation épidémique est « critique, avec l’entrée en action de la troisième vague et la prédominance du variant britannique », a déclaré Matignon dans un communiqué, vendredi 26 mars. Pour tenter de contrôler l’épidémie, le gouvernement a annoncé que les contrôles seraient renforcés et qu’une classe serait désormais fermée dès le premier cas de contamination dans les 19 départements reconfinés.

Sur le front de la vaccination, seule véritable issue de la crise sanitaire, les vétérinaires et les dentistes vont pouvoir participer à l’effort et pratiquer des injections, selon un avis de la Haute Autorité de santé (HAS) publié vendredi.

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  • Les contrôles vont s’intensifier

Pour vérifier que les Français des dix-neufs départements reconfinés respectent l’interdiction qui leur est faite de ne pas se déplacer sans autorisation à plus de dix kilomètres de chez eux, les contrôles vont « s’intensifier dès ce jour », a annoncé le ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin, lors d’une réunion avec le premier ministre, Jean Castex. Ils sont particulièrement renforcés dans les « gares, aéroports et péages routiers ». Le chef du gouvernement réunissait les préfets et directeurs généraux des ARS des 19 départements faisant l’objet de mesures renforcées, pour un point de situation détaillé.

La Nièvre, le Rhône et l’Aube ont rejoint jeudi la liste des départements soumis à des mesures de « freinage renforcé » de l’épidémie : pas de déplacements à plus de 10 km sans dérogation, pas de sortie de la région sans motif impérieux, de nouveaux commerces fermés et des demi-classes en lycée.

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  • Une classe fermée au premier cas positif dans les départements reconfinés

Le ministre de l’éducation, Jean-Michel Blanquer, a par ailleurs annoncé vendredi qu’une classe fermerait désormais au premier cas positif dans les dix-neuf départements faisant l’objet de mesures de restriction renforcées. « Cela va nécessairement signifier plus de fermetures de classes », a admis le ministre. Tous les niveaux scolaires sont concernés, de la maternelle au lycée.

Le nombre d’élèves contaminés par le Covid-19 a augmenté en une semaine, avait annoncé le ministère : 21 183 élèves ont été contaminés sur un total de 12 400 000, soit un taux de 0,17 % (contre 0,13 % il y a une semaine). Du côté des personnels, on est passé de 1 809 à 2 515 cas, soit un taux de 0,22 %. Sur l’ensemble du territoire, 3 256 classes (contre 2 018 il y a une semaine) sont fermées sur 528 400 et 148 structures scolaires (contre 80) le sont sur 61 500, dont 116 écoles, 22 collèges et 10 lycées.

De son côté, Santé publique France a fait état vendredi d’une forte hausse des nouvelles contaminations chez les moins de 15 ans la semaine dernière en France. Chez les 0-14 ans, l’incidence a augmenté de 31 % par rapport à la semaine précédente, à 230 pour 100 000 habitants, contre une hausse de 17 %, à 313 cas pour 100 000 habitants, dans l’ensemble de la population.

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  • Dunkerque et Boulogne-sur-Mer autorisent les commerces « non essentiels » à vendre dans la rue

Les maires de Dunkerque et Boulogne-sur-Mer vont autoriser dès samedi les commerces « non essentiels » à vendre leurs produits en extérieur, malgré le confinement local, afin de maintenir l’égalité de traitement entre commerçants, ont-ils annoncé vendredi soir.

« Cette décision vise à maintenir l’égalité de traitement des commerçants », écrit Patrice Vergriete, maire DVG de Dunkerque, dans un communiqué. « Depuis l’entrée en vigueur des nouvelles mesures visant à lutter contre la Covid-19, les commerçants sédentaires catégorisés comme non essentiels doivent faire face à une distorsion de concurrence. En effet, les commerçants ambulants peuvent travailler, notamment sur les marchés », explique la mairie.

Les commerçants seront autorisés « à occuper le trottoir (…) à condition de laisser un couloir d’un mètre réservé à la circulation des piétons et de respecter la distanciation sociale », jusqu’au 17 avril.

La maire PS de Boulogne-sur-Mer, Frédéric Cuviller, a ensuite annoncé avoir « pris la décision de permettre l’installation de marchandises en extérieur par des arrêtés d’autorisation d’occupation du domaine public, afin de soutenir [les] commerçants de proximité qui en ont fait la demande ».

  • 252 000 professionnels supplémentaires pour administrer les vaccins

Un pharmacien prépare une dose du vaccin d’AstraZeneca contre le Covid-19, à Nantes en mars 2021.

L’avis rendu vendredi 26 mars par la HAS permet d’étendre la liste des professionnels autorisés à administrer les vaccins contre le Covid-19. Sont concernés les vétérinaires et les dentistes, les pharmaciens de laboratoires d’analyses, mais aussi les « pharmaciens relevant des services d’incendie et de secours », les « manipulateurs d’électroradiologie médicale », les « techniciens de laboratoire », ou encore les étudiants en médecine. Les vétérinaires pourront vacciner le public uniquement dans les centres de vaccination (pas dans leur cabinet), tandis que les dentistes, eux, pourront le faire aux deux endroits. Cet avis doit encore être entériné formellement par le gouvernement.

Selon la HAS, cela permettra à 252 000 professionnels supplémentaires de pouvoir administrer les doses, sachant que la vaccination sera ouverte à partir du 27 mars à toutes les personnes âgées de plus de 70 ans. Bien que, dans l’immédiat, « l’élément limitatif de notre campagne » de vaccination ne soit pas le nombre de vaccinateurs potentiels, mais « les livraisons de vaccins qui nous sont faites », avait toutefois reconnu jeudi le ministre de la santé, Olivier Véran, lors du point de situation hebdomadaire.

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  • La HAS préconise d’autoriser la prescription des vaccins par les infirmiers

Par ailleurs, la HAS préconise que cet élargissement concerne aussi les « professionnels retraités volontaires (pharmaciens, infirmiers, médecins, sages-femmes, vétérinaires, dentistes, manipulateurs d’électroradiologie et techniciens de laboratoire) ». Et à plus long terme, les infirmiers – dans un premier temps les « infirmiers intervenant dans le cadre d’équipes mobiles de vaccination » –, en plus d’être déjà autorisés à injecter les vaccins contre le Covid-19, vont progressivement pouvoir les prescrire.

Cela permettra de « répondre à des besoins non couverts actuellement (personnes âgées isolées, personnes en situation de handicap, personnes détenues, personnes vivant dans des zones à faible densité de population et personnes isolées socialement ou en situation de précarité…) ».

L’objectif global de toutes ces recommandations est « l’augmentation rapide de la couverture vaccinale », jugée nécessaire à cause de la « circulation du virus SARS-CoV-2 à un niveau élevé » et de la « diffusion rapide de nouveaux variants », souligne la HAS dans son avis. Il s’agit du deuxième élargissement des autorisations à vacciner, les pharmaciens et les sages-femmes ayant reçu l’aval le 5 mars.

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  • Treize cas de variant breton confirmés

Le variant breton du Covid-19, difficile à détecter par un test PCR classique, a été confirmé chez treize patients en Bretagne, a annoncé vendredi l’agence régionale de santé (ARS). Elle ne signale pas de contagiosité accrue de ce variant dont le nom officiel est 20C/H655Y.

« On n’a pas d’informations indiquant que le variant 20C résiste aux vaccinations », a déclaré le directeur général de l’ARS de Bretagne, Stéphane Mulliez, au cours d’une conférence de presse. « Santé publique France a progressé dans ses analyses. A ce stade, rien n’indique que ce variant 20 C est davantage contagieux ou davantage sévère », a-t-il ajouté.

Ce variant a été confirmé par séquençage de son génome chez onze patients du centre hospitalier de Lannion (Côtes-d’Armor), chez un patient habitant la communauté d’agglomération de Lannion-Trégor, ainsi que chez un autre habitant l’Ile-de-France, mais « passé par le Trégor », selon M. Mulliez. Parmi eux, sept patients sont morts et non huit, comme annoncé par erreur la semaine dernière par l’ARS.

Le Monde avec AFP

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