Covid-19 en France : le nombre de patients en réanimation en légère baisse, une quarantaine obligatoire face aux variants – Le Monde

Dans ce service de blocs opératoires, la salle de réveil a été modifiée pour devenir une réanimation, à l’hôpital Lyon Sud, le 13 avril.

Est-ce le début d’une décrue ? Il est encore trop tôt pour l’affirmer. Mais les chiffres publiés samedi 17 avril par Santé publique France laissent entrevoir une relative amélioration : le nombre de malades du Covid-19 hospitalisés en réanimation est repassé sous les 5 900 personnes, légèrement en dessous des jours précédents.

Au total, on comptait 5 877 malades dans les services de soins critiques (qui rassemblent réanimation, soins intensifs et surveillance continue), contre 5 914 vendredi. En vingt-quatre heures, 359 patients ont été admis dans ces services qui traitent les cas les plus graves, contre 463 la veille.

Depuis une semaine, le nombre de malades du Covid-19 accueillis dans ces services évoluait un peu au-dessus des 5 900, encore loin du pic de la première vague en avril 2020 (7 000).

Le nombre total de personnes à l’hôpital est aussi en légère baisse, avec 30 329 patients positifs au coronavirus actuellement hospitalisés, contre 30 472 la veille. Au total, 1 471 personnes ont été hospitalisées ces dernières vingt-quatre heures.

Sur le plan des contaminations, 35 861 cas ont été confirmés depuis la veille, avec un taux de positivité des tests qui continue de progresser, à 9,7 % (sur les sept derniers jours, consolidé à J-3). Côté vaccination, 16 996 661 injections ont été réalisées depuis le début de la campagne, dont 298 247 samedi. 12 493 455 de personnes ont reçu au moins une dose de vaccin, 4 503 206 en ont reçu deux.

  • Quarantaine obligatoire pour les voyageurs venant de quatre destinations

Face à l’inquiétude sur les variants du Covid-19, Matignon a annoncé, samedi soir, que la France va instaurer une quarantaine obligatoire de dix jours pour les voyageurs en provenance du Brésil, d’Argentine, du Chili et d’Afrique du Sud.

Les vols avec l’Argentine, le Chili et l’Afrique du Sud sont maintenus, alors que Paris avait annoncé dès mardi la suspension des liaisons aériennes avec le Brésil pour limiter la propagation d’un variant local, baptisé P1, réputé plus contagieux et dangereux. Cette suspension sera prorogée jusqu’au vendredi 23 avril inclus.

Pour justifier le maintien des vols avec l’Argentine, le Chili et l’Afrique du Sud, Paris dit que la présence de variants n’y atteint « pas les niveaux observés au Brésil ». Mais les voyageurs venant de ces trois pays, ainsi que du Brésil, devront désormais se soumettre à un isolement de 10 jours, accompagné de restriction des horaires de sortie, avec un renforcement des amendes.

Cette mesure, qui sera progressivement mise en œuvre jusqu’à sa pleine entrée en vigueur samedi 24 avril, s’appliquera également aux voyageurs en provenance de Guyane et des tests antigéniques systématiques seront mis en place à l’arrivée pour les trajets de la Guyane vers les Antilles.

« Un système de vérification sera mis en place, avant l’embarquement puis à l’arrivée, de l’existence d’un lieu de quarantaine adapté aux exigences sanitaires et des contrôles du respect de la quarantaine seront effectués au domicile par la police ou la gendarmerie nationales, accompagnés d’un renforcement des amendes en cas de non-respect de l’isolement », a précisé Matignon.

En outre, pour les personnes arrivant de ces quatre pays, et à compter du samedi 24 avril, la liste des motifs et des catégories de personnes autorisées à venir en France sera restreinte, pour l’essentiel, aux seuls ressortissants nationaux, leurs conjoints et enfants, et aux ressortissants de l’Union européenne ou d’un pays tiers ayant leur résidence principale en France.

Le dispositif de test avant l’embarquement sera également renforcé : un test PCR négatif de moins de trente-six heures (au lieu de soixante-douze heures), ou un PCR négatif de moins de soixante-douze heures accompagné d’un test antigénique négatif de moins de vingt-quatre heures seront désormais nécessaires. La réalisation d’un test antigénique sera rendue systématique à l’arrivée en France, avant de quitter l’aéroport.

  • Alpes-Maritimes : la vaccination des professionnels prioritaires ne déplace pas les foules

Pour son premier jour, la vaccination annoncée par le gouvernement des enseignants et policiers de plus de 55 ans, ainsi que d’autres professions très exposées au Covid-19, n’a pas eu le succès escompté dans les Alpes-Maritimes, rapporte la préfecture.

A Nice, le centre de vaccination départemental qui devait rester ouvert tout le week-end pour vacciner les personnels de plus de 55 ans les plus exposés, a fermé dès samedi en milieu de journée, faute de candidats à la vaccination proposée avec le vaccin AstraZeneca. « Nous avons eu seulement 58 personnes qui se sont présentées ce matin pour 4 000 doses de vaccin disponibles », a assuré Benoit Huber, directeur de cabinet du préfet des Alpes-Maritimes.

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La préfecture précise toutefois que cette opération est appelée à se poursuivre dans les deux semaines qui viennent pour les éventuels candidats qui se présenteraient. Elle souligne que la population éligible est, dans les Alpes-Maritimes, « relativement réduite » avec 3 000 enseignants âgés de 55 ans et plus. Par ailleurs, un certain nombre d’entre eux ont déjà été vaccinés, notamment à Nice où la mairie précise avoir « quasiment terminé » la vaccination des enseignants de la ville qui sont actuellement en vacances.

Jeudi, le premier ministre Jean Castex avait annoncé l’ouverture durant le week-end de créneaux dédiés aux professeurs des écoles, collèges et lycées, professionnels de la petite enfance, policiers et gendarmes, surveillants pénitentiaires, agents spécialisés des écoles maternelles (Atsem) et les AESH (accompagnants d’enfants en situation de handicap). Environ 400 000 personnes peuvent prétendre recevoir des injections du vaccin AstraZeneca ou bien de Pfizer ou Moderna.


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Le Monde avec AFP

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