Covid-19 : 4e dose pour les plus de 60 ans, caillots sanguins… Le point sur la pandémie – L’Express

Le nombre de contaminations au Covid-19 en France se stabilise mais le nombre de personnes hospitalisées positives au coronavirus continue d’augmenter, selon les derniers chiffres publiés par Santé publique France mercredi 6 avril. Afin d’éviter une pression trop forte sur les hôpitaux, une quatrième dose de rappel va bientôt être accessible pour les personnes âgées de 60 ans et plus, a annoncé le ministre de la Santé. Elle ne sera pas obligatoire. 

Une étude révèle par ailleurs que les risques de formations de caillots sanguins perdurent jusqu’à six mois après l’infection au virus, un risque plus élevé chez les patients atteints de comorbidités et ceux atteints d’une forme de Covid-19 sévère. 

  • Ouverture de la 4e dose aux personnes âgées de 60 ans et plus

La deuxième dose de rappel de vaccin contre le Covid-19 va être ouverte aux personnes âgées de 60 ans et plus, dont la dernière injection remonte à plus de six mois, a annoncé ce jeudi 7 avril le ministre de la Santé, Olivier Véran. “Nous allons pouvoir ouvrir cette deuxième dose de rappel pour les Français âgés de 60 ans et plus s’ils sont à six mois de leur dernière injection de rappel”, sans qu’elle devienne obligatoire, a indiqué le ministre sur la radio RTL. Jusqu’ici, cette dose était réservée aux personnes de 80 ans et plus, une annonce faite par le Premier ministre Jean Castex mi-mars face au rebond de la pandémie. 

Offre limitée. 2 mois pour 1€ sans engagement

Je m’abonne

“On sait qu’une injection de rappel, quand on a 60 ans et plus, réduit de 80% le risque d’hospitalisation, de réanimation et de décès. Même si ce risque est moins élevé aujourd’hui qu’il l’était avec les variants précédents et lorsqu’il n’y avait pas de couverture vaccinale, il y a un risque résiduel. On peut le réduire par quatre, donc on le propose”, a fait valoir Olivier Véran, s’appuyant sur une recommandation de la Haute autorité de santé. Cette mesure concerne 500 000 Français de 60 ans et plus qui sont à six mois ou plus de leur dernière injection, a précisé le ministre de la Santé : “En période de circulation du virus, c’est autant de réduction d’un impact hospitalier. On sait que nos hôpitaux ont besoin de souffler.” 

  • Un risque de caillots sanguins accrus jusqu’à six mois après l’infection

Selon une étude publiée ce jeudi dans le British medical Journal (BMJ), le Covid-19 accroît le risque de développer des caillots sanguins graves jusqu’à six mois après l’infection. Cette étude suédoise révèle un risque accru de thrombose veineuse profonde (un caillot sanguin dans la jambe) jusqu’à trois mois après l’infection au Covid-19, d’embolie pulmonaire (un caillot de sang dans les poumons) jusqu’à six mois après et d’un événement hémorragique jusqu’à deux mois après. Ce risque est plus élevé chez les patients atteints de comorbidités et ceux atteints d’un Covid-19 sévère. Il était plus marqué pendant la première vague pandémique par rapport aux deuxième et troisième vagues, souligne aussi l’étude. 

On savait déjà que le Covid-19 augmente le risque de caillots sanguins graves (connus sous le nom de thrombose veineuse), mais on avait moins d’informations sur la durée pendant laquelle ce risque était accru et s’il a varié pendant les différentes vagues épidémiques. 

  • Les autorités sanitaires de l’UE autorisent une deuxième dose de rappel pour les plus de 80 ans

Les autorités sanitaires de l’Union européenne ont donné mercredi leur feu vert à une deuxième dose de rappel des vaccins anti-Covid de Moderna et Pfizer aux personnes âgées de 80 ans et plus, mais jugé prématuré d’émettre une recommandation pour la population plus jeune. Une deuxième dose de rappel peut être administrée aux adultes de 80 ans et plus en raison du “risque plus élevé de développer une forme sévère du Covid-19 pour ce groupe d’âge” et de “la protection fournie par une quatrième dose”, ont précisé dans un communiqué le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) et l’Agence européenne des médicaments (EMA). 

Les autorités sanitaires ont en revanche estimé qu’il n’existe actuellement “aucune preuve concluante” au sein de l’UE que la protection vaccinale contre les maladies graves diminue considérablement chez les adultes âgés de 60 à 79 ans, même si elles “continueront de surveiller les données”. “Si la situation épidémiologique actuelle évolue et que de nouveaux signaux apparaissent, il peut devenir nécessaire d’envisager une quatrième dose dans cette tranche d’âge”, ont-elles indiqué. 

  • L’Allemagne renonce à lever l’obligation d’isolement en cas d’infection

Le gouvernement allemand a renoncé mercredi, face aux critiques, à lever à partir du 1er mai l’obligation d’isolement en cas d’infection au Covid-19. “C’était une erreur dont je suis personnellement responsable. Cela a donné un mauvais signal”, a déclaré à la presse le ministre de la Santé, Karl Lauterbach, craignant que cette mesure en définitive “minimise la pandémie”. Le ministre du gouvernement d’Olaf Scholz avait annoncé lundi 4 avril que l’obligation d’isolement, actuellement de sept jours avant un test négatif, serait levée à compter du 1er mai. 

Cette décision, prise avec les représentants des 16 Länder allemands, avait immédiatement suscité des critiques d’associations et de l’opposition. La fin de l’isolement obligatoire “met en danger des vies humaines”, avait ainsi mis en garde l’association sociale VdK, qui milite pour l’accès aux soins. “En clair, cela revient à une contamination de la population, car on supprime en fait toutes les mesures de protection”, avait de son côté alerté la CDU, principale opposante à la coalition au pouvoir. La période d’isolement va cependant être réduite à cinq jours. 

  • Le Nigeria lève la plupart des restrictions anti-Covid

Le gouvernement du Nigeria a levé la plupart des restrictions anti-Covid, notamment un couvre-feu nocturne et les limitations de rassemblement, imposées au début de l’épidémie dans le pays le plus peuplé d’Afrique. “La réponse au Covid-19 a été revue, compte tenu de la diminution du nombre de cas et du risque d’arrivée sur le territoire de nouveaux variants, ainsi que de la disponibilité des vaccins” dans le pays, selon un document officiel de la présidence envoyé mardi à l’AFP. 

L’application L’Express

Pour suivre l’analyse et le décryptage où que vous soyez

Télécharger l'app

Télécharger l’app

Sur le même sujet

Depuis le début de la pandémie en mars 2020, le pays a officiellement enregistré moins de 260 000 cas, dont 3142 morts. Ces chiffres sont très bas au regard de ses 215 millions d’habitants. Mais ils sont largement sous-évalués, le nombre de tests effectués étant très faible. “Le couvre-feu imposé entre minuit et quatre heures du matin sur tout le territoire a été levé”, indique ce document. 

Les plus lus

503 Backend fetch failed

Backend fetch failed

Guru Meditation:

XID: 32962032


Varnish cache server

Source

Share your thoughts