Covid-19 en Afrique du sud : Le pays aux prises avec les variants BA.4 et BA.5 d’Omicron – 20 Minutes

En Afrique du Sud, où moins de 45 % de la population adulte est entièrement vaccinée, le coronavirus a fait plus de 3,8 millions de cas et quelque 100.350 décès. Après une accalmie ces derniers mois, le pays officiellement le plus touché du continent par le Covid-19 est entré de plein fouet fin avril dans une nouvelle vague de la pandémie, la cinquième.
Depuis début mai, le nombre de nouveaux cas recensés dans ce pays de près de 60 millions d’habitants augmente parfois de plus de 50 % en vingt-quatre heures, selon des chiffres officiels de l’Institut national pour les maladies contagieuses et du Centre pour l’innovation et la réponse aux épidémies (Ceri). Cette déferlante est portée notamment par deux nouveaux sous-variants d’Omicron, dont la virulence reste encore à déterminer.
L’Afrique du Sud effectue toujours le séquençage génétique
« Les scientifiques sud-africains qui ont identifié Omicron à la fin de l’année dernière ont maintenant signalé deux autres sous-variants d’Omicron, BA.4 et BA.5, comme étant à l’origine d’un pic de cas en Afrique du Sud », a déclaré mercredi dernier le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus.
Ces deux variants ont pu être découverts « car l’Afrique du Sud effectue toujours le séquençage génétique [du virus] que d’autres pays ont cessé de faire », a encore précisé le dirigeant de l’OMS. Et de poursuivre : « Il est trop tôt pour savoir si ces nouveaux sous-variants peuvent causer des formes plus graves de la maladie que les autres sous-variants d’Omicron. »
Début mars, l’Afrique du Sud avait connu une période de quarante-huit heures sans aucun décès lié au Covid-19, une première depuis 2020. Le président Cyril Ramaphosa avait alors annoncé début avril la levée de toutes les restrictions légales liées à la pandémie. Mais le gouvernement sud-africain a confirmé jeudi dernier le retour de l’obligation du port du masque pour les enfants à l’école, se ravisant peu après avoir annoncé sa levée.
Les variants BA.4 et BA.5 déjà détectés en France
L’ensemble de la population, y compris les enfants, doit donc continuer à se plier aux règles édictées par le ministère pour lutter contre la pandémie, dont l’obligation de porter un masque dans les lieux publics fermés. En parallèle, le gouvernement continue d’exhorter les habitants à se faire vacciner : « La seule façon de nous protéger et de protéger nos proches contre la pandémie et la hausse actuelle du nombre de cas positifs est de se faire vacciner et d’adhérer aux mesures préventives tout le temps. »
Selon les données de Santé publique France, les variants BA.4 et BA.5 ont déjà été détectés en France. « Deux cas de BA.4 et six cas de BA.5 ont été confirmés » et sont même « en cours d’investigation ». Ces deux variants restent minoritaires et font donc l’objet d’« une surveillance renforcée », indique l’agence dans son dernier bulletin épidémiologique. De son côté, l’OMS, par la voix de son directeur général, appelle à la prudence. L’épidémie de Covid-19 n’est pas finie : « En Afrique du Sud comme dans de nombreux autres pays, nous ne pouvons pas voir la façon dont le virus mute et nous ne savons pas ce qui nous attend. »