Covid-19 : un assouplissement des contraintes sans relâcher la pression – Le Monde

Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement, à Paris, le 22 septembre 2021.

Desserrer les contraintes, sans baisser la garde. Ou comment redonner de l’air aux Français, à mesure que l’épidémie de Covid-19 décroît, tout en se préparant à affronter une éventuelle cinquième vague. C’est la délicate équation à laquelle le président de la République Emmanuel Macron reste confronté un an et demi après le début de la crise sanitaire.

D’un côté, l’exécutif lâche du lest. L’obligation du port du masque à l’école primaire sera levée à partir du 4 octobre dans les départements les moins touchés par le virus, a annoncé le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, mercredi 22 septembre, à l’issue du conseil des ministres qui était précédé, dans la matinée, d’un conseil de défense sanitaire.

Concrètement, la mesure s’appliquera dans les départements où le taux d’incidence se stabilise au-dessous du seuil de 50 pour 100 000 habitants, a-t-il précisé. C’est un assouplissement jugé « prioritaire » par Emmanuel Macron, selon son entourage, dans le souci de ne pas aggraver les dégâts causés par le port du masque, à l’école, en termes de « santé mentale ». Outre les conséquences psychologiques, les retards observés dans l’apprentissage de la parole chez les plus petits suscitent une attention particulière au sommet de l’Etat. « Le port du masque, notamment pour les plus jeunes enfants, est loin d’être anodin », a insisté M. Attal. Si les représentants de parents – FCPE et Peep – jugent que la levée du port du masque à l’école primaire dans certaines zones est « une bonne nouvelle », les syndicats enseignants estiment la mesure « prématurée ». Ils craignent une résurgence de l’épidémie qui donne lieu à un rapide retour en arrière délétère pour les élèves.

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Deuxième annonce : toujours à partir du 4 octobre, « les jauges qui s’appliquent dans certains établissements recevant du public » seront levées dans les départements où le taux d’incidence est inférieur à 50 pour 100 000 habitants, a ajouté le porte-parole du gouvernement. La mesure concerne essentiellement le secteur culturel, notamment les salles de concerts debout ainsi que les discothèques.

L’exécutif prend ainsi le risque d’instaurer un système à deux vitesses sur le plan national, difficilement lisible pour les Français… Et dont personne ne peut prédire la portée. Alors que seuls 41 départements sur 101 comptaient un taux d’incidence inférieur à 50 pour 100 000 habitants, mardi, le gouvernement se montrait incapable de dire le nombre exact de départements qui seront réellement concernés par ce double allègement.

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